Cliquer sur les photographies pour rejoindre le site OFFICIEL de la Mairie de Cénac.
La commune de Cénac, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Bordeaux, appartient au proche Entre-Deux-Mers, secteur vallonné à dominante rurale et notamment viticole. Depuis 2003, Cénac appartient à la communauté de communes des Portes de l'Entre-Deux-Mers avec Baurech, Cambes, Camblanes et Meynac, Latresne, Quinsac et Saint-Caprais de Bordeaux.
Forte de cette situation, la commune constitue un pôle touristique extrêmement attractif.
La mise en service en 1996 de la piste Roger Lapébie par le Conseil Général a en effet considérablement accentué un engouement certain pour un tourisme vert à vocation familiale. Empruntant le tracé d'une ancienne voie ferrée, cette piste cyclable, qui relie Latresne à Sauveterre de Guyenne en passant par Créon et La Sauve Majeure, traverse la commune de Cénac dans le secteur de Citon, où subsiste encore une gare ferroviaire (aujourd'hui gîte d’étape) et les vestiges d'anciennes carrières de pierre. C'est le point de départ idéal pour les randonnées cyclistes ou même pédestres, puisque une boucle locale des chemins de randonnée démarre également de la gare pour amener les promeneurs sur le coteau et au-delà vers le bourg et le bois de Desfonseau, à travers vignobles et espaces boisés qui composent le paysage naturel de la commune. C'est également le point d'arrivée du festival cyclo-œnologico-musical Ouvre La Voix, organisé par la Rock School Barbey, qui accueille chaque deuxième week-end de septembre des milliers de spectateurs.
Au bourg, le principal centre d'intérêt est l'église Saint-André, datant du XIe siècle, inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1995, et récemment restaurée. Le bourg compte également un bar-restaurant, un bar-tabac-point poste, divers commerces de proximité et les services de santé indispensables (médecin, kinésithérapeute, dentiste, pharmacienne).
À moins de 800m de l'église, au cœur de la coulée verte que constitue la vallée du Rauzé, prédomine un espace boisé important, où le promeneur peut découvrir un ancien lavoir. C'est là que se situe le bois de Desfonseau, agrémenté d'un parcours santé très apprécié des Cénacais et d'un parcours d'orientation F.F.C.O.
Enfin, patrimoine à la fois historique, économique et paysager, le vignoble cénacais, au sein des Premières Côtes de Bordeaux, comprend plusieurs châteaux unanimement reconnus pour la qualité de leur production.
Le village est établi à 65 mètres d’altitude, sur les hautes terrasses alluviales quaternaires de la rive droite de la Garonne, attribuables au pléistocène inférieur.
Un gisement moustérien attesté par la découverte de silex taillés sur une seule face, révèle que Cénac fut habité dès la Préhistoire.
Trois périodes chronologiques sont présentes à l’emplacement du square Saint-André.
L’Antiquité : la datation proposée suite aux fouilles préventives réalisées en 1997, à l’aide essentiellement de céramiques, fait remonter cette première occupation de la deuxième moitié du 1er siècle après J-C à la fin du IVème siècle après J-C. Avec la présence d’une villa de plan classique (superficie minimale de 1800m²) et d’un hypocauste aux dimensions moyennes de 5,90 m sur 3,20 m. (Cf. bulletin N°5 de la Société archéologique et historique).
Le Moyen-Âge : des vestiges également dégradés se superposent aux précédents dans une fourchette chronologique qui s’étale du XIè siècle au début du XVè siècle.
Le Haut Moyen-Âge : des tessons ont été identifiés (VIè siècle – Xè siècle), sans plus de précisions par manque d’éléments de comparaison d’un point de vue local.
Le nom du village avec sa terminaison en -ac pourrait donner à penser qu'il trouve son origine dans celui d'un domaine gallo-romain.
Dès le Haut Moyen-Age, Cénac et ses voisines Latresne et Carignan de Bordeaux, forment une seigneurie originale érigée en «Captalat», dont le siège est le Château de la Motte-Cénac surplombant la vallée où coule la Pimpine.
Des environs de l'an Mil, date l'édification de l'église paroissiale Saint-André, construction romane sur la route des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, dont les proportions, les murs construits d'un appareil rustique de moellons, le plafond à charpente, illustrent la technique «lombarde» de cet art du premier âge roman.
D'autres lieux et demeures illustrent l'histoire de cette commune : le Castel de Montignac édifié au XVIè siècle et duquel le souvenir des familles de Gères et Du Périer de Larsan est indissociable, Duplessy bâti au XVIIè par un écuyer du roi, remanié au XVIIIè par un bourgeois bordelais. La Mouleyre qui évoque l'Empire et la veuve du général-comte Jean Boudet, Donlabade, Brignon, Materre et Saint-Selve qui illustrent le XIXè siècle au cours duquel la bourgeoisie de Bordeaux découvrit vraiment Cénac et en fit un lieu de retraite.
Depuis l'époque médiévale, le sous-sol a été exploité pour son calcaire stampien. Il en résulte un lacis de galeries abandonnées depuis longtemps.
A notre époque, le village s'enorgueillit d'avoir vu naître une célébrité du cinéma : Pierre Larquey (10 juillet 1884 au Garde – 17 avril 1962 à Maison-Laffitte ; tandis que les bancs de l’école ont accueillis un céramiste de renom : René Buthaud (14 décembre 1886 à Saintes – 1986)
Source : Société archéologique et historique de Lignan de Bordeaux et du Canton de Créon